Sous le fallacieux prétexte de protéger des « données privées » – en l’occurrence, de simples codes pays –, l’EMA a sommé les chercheurs Emmanuel Darles et Vincent Pavan de détruire les informations sur les effets secondaires des vaccins qu’ils avaient pourtant collectées légalement via des méthodes d’accès publiques. Un nom de pays seul concerne des millions de personnes. Même combiné à d’autres champs publics (ex. : « femme, 30-40 ans, réaction X au médicament Y »), cela reste trop vague pour identifier quelqu’un, car les rapports sont anonymisés et non liés à des identifiants uniques.
Pire, l’enquête révèle que l’agence dispose elle-même de « web services » permettant de supprimer des données, soulevant une question brûlante : que cherche-t-on à nous cacher ?
Face aux questions précises, l’agence botte en touche avec un langage bureaucratique digne d’un robot, confirmant le cynisme d’une institution qui, payée par le contribuable, lui ment en toute impunité.
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